Lettre d’information

Restons en lien et continuons de découvrir ensemble comment profiter de chaque instant de notre vie.

News

Découvrez les dernières news

Restez dans le flow de vos ressources : quick tips sur la communication non violente

Une technique que je ne nommais pas.

Tout comme l’était Marshall Rosenberg, le créateur de la CNV, le psychothérapeute Thomas d’Ansembourg est, lui aussi, un pro en la matière et j’aime beaucoup l’écouter.

Thomas D'Ansembourg

Savoir se comprendre soi-même mais aussi entendre l’autre et communiquer avec sans violence, ça c’est son truc.

J’ai donc eu naturellement envie de vous le partager car je suis convaincue que cela peut vous aider sur le chemin de la résilience !

Il a été parmi les premiers à contribuer à faire plus largement connaître la Communication NonViolente en francophonie, notamment par le succès rencontré avec son premier livre en 2001 : Cessez d’être gentils, soyez vrai !

Disons-le clairement, je n’avais aucune idée que j’utilisais parfois cette technique dans mon quotidien. Dans ma famille, on ne nommait pas ce procédé. On le vivait.

Grâce à Thomas d’Ansembourg, j’ai pris conscience que cela se travaille et que c’est bien plus qu’un don.

Je pense en effet que c’est un réel cadeau pour celles et ceux qui sont entouré.e.s des personnes fonctionnant sur ce modèle de communication. Car ils se sentent écouté.e.s. J’irais même plus loin, ils se sentent entendu.e.s. Dans la famille nucléaire au sein de laquelle j’ai grandi, c’est vrai, il n’y a jamais eu de violence. J’ai été entendue à une époque où j’en avais réellement besoin !

Je n’ai pas été jugée et maltraitée émotionnellement par mes parents. Et heureusement, vu ce que je vivais par ailleurs ! C’est une chance énorme là où ce devrait être une norme pour chaque enfant.

Mais même dans une famille où aucun parent n’est auteur de violences spécifiques sur un enfant, lorsqu’aucun des parents élevant un enfant traumatisé (sans le savoir) ne veut être dans la manipulation, il n’est pas si simple et aisé d’être en permanence dans une communication non violente. (ndlFlorence : vous voulez vraiment voir à quoi ressemblait ma chambre d’adolescente ? Je ne crois pas. Vous seriez choqués ! Mes parents ont vraiment eu beaucoup de patience.)

Il n’est pas si simple d’arriver à être à l’écoute de l’autre et de soi en même temps, d’être dans la coopération et dans le non-jugement alors qu’on est déjà excédé.e par une journée de travail stressante et qu’on a épuisé notre stock de patience… Il n’est pas si simple d’être dans sa propre écoute et de se dire : « Tiens, et si j’observais sans juger, si je demandais avec compréhension plutôt qu’exiger, si je prenais acte des sentiments de l’autre mais aussi des miens ainsi que de ses besoins… Au fait, quels sont les miens ? »

Ouf ! Tout ça ?! Oui, c’est sur ces différents points que repose la Communication NonViolente. Sur l’observation sans jugement, sur l’expression de nos sentiments à l’autre, sur l’expression de notre (nos) besoin et l’ouverture à soi passe aussi par demander à l’autre s’il est OK avec nous.

En un mot : rapprochement. On se rapproche de l’autre et par là même de soi. Cela vous parait compliqué ?

* Les liens que je vous partage sont ceux de la chaine "En développement" que j'apprécie mais qui n'est absolument pas la mienne. Vous pouvez trouver d'autres interventions de Thomas d'Anssembourg ailleurs sur YouTube.

Retrouvez Thomas d'Ansembourg sur la chaine "En développement"

Parents d'ado !

Pour celles et ceux d’entre vous qui sont parents d’un.e enfant adolescent.e, je sais combien certains moments de vie peuvent être difficiles dans votre relation parents-ado. Je ne peux que témoigner en tant qu’ancienne adolescente traumatisée mais en lien avec ses parents ou comme mère. J’ai deux enfants de 15 et 20 ans qui vivent à des centaines de kilomètres de moi depuis mon divorce et une prise de fonction à Paris en 2014. Autant vous dire que question liens, il faut être aguerri… Ah non ! En fait, il faut avant tout savoir être dans le lâcher-prise et dans l’écoute.

La nôtre et celle de l’enfant !

Il se peut même, dans une situation similaire à la mienne – parent non gardien – que je m’adresse ici à une majorité d’hommes, de pères, puisque dans 86% des cas la garde de l’enfant est à la mère. (Je précise que ceci n’est pas un jugement, juste un fait avec chiffres sourcés.) Donc est-ce cliché de penser qu’une majorité d’hommes a du mal à garder un lien à son (ses) enfant sans que la communication soit mise à mal ? Sans qu’il y ait des phases de coupure, d’arrêt de communication, d’incompréhension ? Sauf à chercher de l’aide, de l’appui par ailleurs, il n’est pas rare que des parents soient coupés émotionnellement de leurs enfants voire physiquement, malheureusement.

Garder des liens forts dans notre quotidien – et ce, quel qu’il soit, parents divorcés et éloignés en distance ou pas – c’est donc avant tout accepter que nous avons toutes et tous les mêmes besoins.

Parents comme enfants.

D’ailleurs, jusqu’à preuve du contraire, nous avons toutes et tous été des enfants, non ? Est-ce que nos besoins ne sont pas toujours les mêmes, une fois adulte ? Bien sûr que si !

Alors, si certaines situations du quotidien tournent parfois au vinaigre, des phrases sont énoncées allant au-delà de nos pensées, que nos proches en souffrent ainsi que nous-mêmes, nous pouvons agir dessus.

Apprenons à communiquer sur nos besoins, sur nos émotions, à ne pas systématiquement juger l’autre ou lui mettre sur le dos ce dont nous sommes responsables.

Ce que je vous écris là, je tente de me l’appliquer à moi-même du mieux que je peux et ce n’est pas toujours facile. Loin de là !

D’aucuns diront que l’on est trop laxiste, trop à l’écoute, pas assez ferme, trop gentil.le, bisounours, etc. Mais ce serait confondre un comportement de recul face à l’émotionnel, d’analyse d’une situation et de la compréhension de celle-ci dans son ensemble face à un abandon ou un « je-m’en-foutisme », une indifférence qui, en effet, ne résoudra pas le problème. Personnellement, je ne suis pas capable d’être indifférente ni de laisser pourrir une situation sans chercher à communiquer avec l’autre. Et vous ?

Cela demande du temps, de l’exercice, de l’envie aussi. C’est en tout cas ce que j’ai souhaité développer en tant que parent, partant du principe qu’après tout ce n’est pas parce qu’on fait (ou adopté) des enfants, que l’on vit avec eux que l’on connait leur vie intime, leur vie intérieure et leur vie au-delà de l’intimité de notre famille. Je suis bien placée pour savoir qu’un secret se garde très bien, la souffrance qui va avec aussi.

Vous voulez vraiment, réellement, que je vous montre ma chambre d’ado ? Celle de mes 13 ans, je pense. 

Pensez-vous sérieusement qu’elle était dans cet état seulement parce que j’étais une ado flemmarde ? Que j’en avais marre d’entendre « range ta chambre » et qu’en réaction je ne m’activais pas ?

Non, elle était un signe. Ce bazar dans cette chambre signifiait quelque chose.

Beaucoup d’adultes n’ont pas vécu les violences que j’ai subies et c’est une joie pour moi de le savoir. Savoir qu’en effet, des adultes qui m’entourent n’ont jamais connu de violences, quelles qu’elles soient. Cela veut dire que c’est possible.

Sans le savoir, ils contribuent à me donner confiance en la vie (et aujourd’hui j’ai confiance en la vie. Et vous ?)

Mais en toute sincérité, je doute qu’ils puissent imaginer ce que j’ai ressenti à cette période de mon adolescence. La souffrance qu’il y avait en moi. Et c’est OK. C’est comme ça ! Il n’y a strictement aucun jugement à porter. Toutefois, si d’aventure vous êtes témoins d’un lieu semblable, gardez à l’esprit que, peut être, la personne face à vous est en état de souffrance et non simplement flemmard.e.

Apprenez à entrer en contact avec elle.lui sans jugement pour lui demander de ranger sa chambre.

 

Apprenons à être dans :

  • L’assertivité, c’est à dire : comment se positionner avec clarté et vigueur, sans agressivité.
  • L’empathie, c’est-à-dire : comment comprendre la position de l’autre, sans démission.

Pour rappel :

 

En France, l’Association pour la Communication NonViolente (association loi 1901) se crée en 1991. Elle a pour but de favoriser l’accès de tous au processus de la CNV.

Elle est membre de la « Décennie internationale de promotion d’une culture de la non-violence et de la Paix au profit des enfants du monde », initiée par l’ONU.

A l’heure actuelle, plus de 100 formateurs du CNVC travaillent dans le monde en proposant des prestations qui vont de la consultation individuelle à des médiations ou formations au sein d’organisations, en passant par une aide pour le rétablissement de la paix dans les points chauds du globe.

www.cnvc.org/

La Communication NonViolente a été développée dans les années 1960 par le psychologue clinicien américain Marshall Rosenberg, qui en élabore les principes.

Il a d’ailleurs dirigé le « Centre pour la Communication Nonviolente » (Center for Nonviolent Communication) qui est une ONG. 

Pour comprendre les mécanismes des multiples formes de violence existantes, il a étudié les approches de nombreuses personnes et courants qui se sont intéressés à cet enjeu et ont développé les bases d’une attitude pacifiante.

Scroll to top