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Episode 6 : Entretien avec Aurore Malet Karas – neuroscientifique

février 16, 2019
MP3

Pour ce premier épisode de la thématique Parlons thérapie, j’ai reçue une invitée que certaines et certains d’entre vous connaissent si le sujet des neurosciences et de la sexologie les intéresse : Aurore Malet Karras.

Aurore fait partie des femmes et féministes qui m’ont marquée durant l’année 2018, notamment lors du dernier TedX Women qui s’est déroulé à Paris au mois de décembre et dont j’aime suivre les intervenantes.

Dans cet épisode qui présente la psychologie cognitive (et qui se déroule autour d’un thé et petits gâteaux parce que c’est toujours plus sympa comme ça ) nous avons abordé le sujet de ses recherches actuelles sur les liens entre troubles alimentaires et violences sexuelles.

Les associations…

Lorsque nous avons échangé par téléphone pour préparer notre rencontre, Aurore m’a dit combien elle avait à cœur de parler de ses recherches en collaboration notamment avec le Collectif Féministe Contre le Viol , le pôle nutrition du CHU de Reims et l’association le Regard du Miroir.

Les troubles alimentaires, c’est quelque chose qui me parle mais qui reste abstrait pour moi, quelque chose que je n’ai jamais connu – bien qu’enfant on me répétait à longueur de temps que j’étais maigre comme un clou et que je ne mangeais rien, il est vrai – et fort heureusement, malgré les viols que j’ai subis, je n’en ai pas développé. Mais qu’est-ce qui, dans ses recherches, la mène à penser qu’il y aurait un lien entre les viols dans l’enfance et la boulimie, par exemple ?

Ce qui me taraudait…

J’ai par ailleurs demandé à Aurore, qui a mené une étude volumétrique de l’hippocampe par IRM chez le rat âgé présentant des déficits mnésiques, si moi aussi, tout comme la présentatrice Flavie Flament, je pouvais avoir l’hippocampe réduit de part et d’autre de mon cerveau dont la place aurait été prise par du liquide céphalo-rachidien. En gros : est-ce qu’il est possible que j’ai un hippocampe réduit par rapport à un sujet sain et si oui quelles seraient les conséquences sur ma vie, sur ma mémoire ?

Je n’ai pas fait d’IRM mais l’hippocampe, chez moi qui suis résiliente, s’il devait s’être effectivement réduit, pourrait-il aussi s’être finalement redéveloppé ? Se peut-il qu’il n’ait jamais été détruit parce que pendant les actes sexuels je m’échappais mentalement plus que je ne souffrais sur le moment ?

—————- Liens ——————-

L’association Le Regard du Miroir

le Collectif Féministe Contre le Viol

L’association Mémoire Traumatique et Victimologie de Muriel Salmona

TedX Women

Ecouter les meilleurs passages

  • 6:01 Metoo et l'affaire Weinstein, l'aboutissement d'un travail sociétal
  • 13:45 75% des personnes étaient mineures au moment des faits
  • 26:45 Neuromythe : Einstein avait un plus petit cerveau que la moyenne

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