Mois : juin 2021

Backstage Restez dans le Flow

Avec moi en backstage - 1ère partie

Pour celles et ceux qui s’intéressent au monde du podcast (et je sais que vous êtes plusieurs à me suivre ) ou au monde de l’entrepreneuriat, vous ne le savez peut-être pas, mais je n’en suis pas à mon premier essai. En juin 2018, c’est l’audio qui est entré dans ma vie alors que je travaillais chez un grand éditeur de livres français – Albin Michel pour ne pas le nommer – au sein de son service numérique.

Moi qui, toute petite déjà, adorais me réveiller avec l’astrologue Mme Soleil sur Europe 1 puis continuer sur France Inter avec Ève Ruggieri dès mon signe passé (ndFlorence : je suis verseau ascendant sagittaire, comme ça c’est dit ! ) j’en suis venue à me rêver chroniqueuse sur une grande radio. Après les livres ces dix dernières années, ce serait la voie de l’audio… et les conférences, si je me bouge un peu plus ! (je vous le confirme, depuis mars 2020 cela ne s’y prête guère.)

Mais qu’y a-t-il derrière cette voix que vous entendez ?

Le micro

Paramétrage avant mon entretien avec Natacha Lagarrosse. Mais pourquoi ça déconne ?

Vous ne voyez que la partie émergée de l’iceberg. Mais dessous, est-ce si facile que cela de mettre en œuvre tous les éléments requis pour qu’un épisode soit sympa à écouter ?

Un podcast, c’est un enregistrement audio. Il y a donc avant toute chose le  choix du matériel. OK, votre smartphone peut tout à fait convenir, surtout au démarrage. Je n’ai pas commencé comme cela, car je préférais investir un peu (pas trop non plus) dans un enregistreur afin de m’assurer que le son soit de qualité.

À moi les enregistrements dans mon salon – non, pas assez feutré – et dans mon bureau – là c’est déjà mieux – ou alors… dans mon dressing, le nez sur mes chemises et robes suspendues ! Ah ouiiiiii là c’est top ! On va continuer comme ça ! 😁 

Au début, quand on écrit la bande-annonce et le texte qui sera au générique de son tout premier podcast, le tout premier épisode aussi, il n’est pas si simple de passer à l’action, de ne pas se juger, de ne pas recommencer mille fois. Bref, il n’est pas simple de se dire : STOP, fonce ! Là c’est bon, lance l’enregistrement !

Avais-je bien le texte en bouche ? Non, là ce n’est pas assez fluide. Ici, je bute sur tel mot. Et… mince, je dis un truc mais est-ce que j’apporte un élément informatif ? 🙄

OK. Je pense que pour continuer à prendre du plaisir – parce qu’il en faut, c’est très important pour créer – je vais me lancer dans les entretiens. Faire un peu parler les autres. C’est bien ça aussi, non ?

Côté technique, mon Zoom H1n me convenait très bien pour réaliser mes épisodes en solo. Mais j’avais vraiment envie d’une intimité, d’une proximité pour les entretiens.  Je devais donc m’assurer, là aussi, que le son serait au top pour mes invité.e.s. et cela sans nous installer dans mon dressing ! 😄

J’ai choisi d’investir dans deux micros-cravates que je branche sur mon enregistreur à l’aide d’un adaptateur et le tour est joué ! Il ne reste plus qu’à acheter les petits gâteaux et à donner l’adresse à mon invité.e.

Avant de venir sur Rennes en juillet 2020, j’avais la chance – oui enfin, c’est comme tout, je me la suis donnée ! –  d’avoir un ancien atelier d’artiste en duplex comme appartement. La vue sur les toits de Paris y était magnifique, la tour Montparnasse non loin et visible depuis la fenêtre de la cuisine – et accessoirement, comme je travaillais encore là-bas, le siège d’Albin Michel à 2 minutes à pieds 6 étages en dessous. J’étais heureuse de pouvoir accueillir Anya Tsai, Aurore Malet Karas, Marthe Vertueux ou Cécile Dayan pour en profiter ensemble, papoter sur la vue avant de se mettre dans le bain de l’audio. Cela mettait tout de suite à l’aise.

Mais en 2020, la Covid est passée par là et il a fallu s’adapter, réaliser les entretiens à distance par précaution mais aussi parce que je partais de Paris pour aller vivre à Rennes, en Bretagne ! Nouveau changement de vie. Mais ça, c’est une autre histoire.

Comme je n’ai pas entièrement confiance en la qualité des logiciels type Zencastr – en tout cas pas à l’époque – j’ai voulu changer un peu, monter en gamme et prendre un micro avec lequel j’enregistrerais directement sur mon logiciel de montage. Sauf que… sauf que ce ne fut pas si simple et que bon sang mais pourquoi ça ne veut pas enregistrer ?!

Oui, parfois on a envie de s’arracher les cheveux, on cherche, on tâtonne et on finit – après des heures voire des semaines en réutilisant son bon vieux matériel  parce qu’on procrastine – par trouver la solution. 💪

Les retours que j’ai côté qualité sur Restez dans le Flow sont très positifs et me concernant c’est d’ailleurs un grand encouragement pour continuer. J’essaie toujours de m’améliorer (mais rien ne vaudra jamais une vraie cabine d’enregistrement professionnelle. J’en rêve !) et de prendre autant de plaisir que j’en donne.

Conseil : comme vous le voyez ci-dessous, vous pouvez enregistrer avec du bon matériel pour  moins de 200 euros, alors n’hésitez pas si l’aventure vous tente ! 

Mon matériel :

 

Micro 1 : un enregistreur numérique Zoom 2 pistes H1n (entre 90 et 130 euros)

Efficace aussi bien pour mes épisodes solos que pour mes entretiens, bien que pour éviter d’avoir trop de son d’ambiance je branche dessus deux micros-cravate. Ainsi, je suis au plus près de la voix de mon invité.e.

Les micros-cravate : omnidirectionnel à condensateur et clip Lavalier 3.5 mm, audio jack 1.5m universel pour smartphone (indisponible actuellement, mais comptez entre 12 et 15 euros pour le même type entrée de gamme. Pour la marque Rode, comptez entre 50 et 65 euros le micro)

L’adaptateur : Rode SC6 Adaptateur double entrée TRRS vers sortie Jack 3,5 mm (entre 12 et 15 euros)

Micro 2 : microphone à condensateur à large membrane Rode NT1-A (190 euros)

Avec le kit support SM6 et antenne anti pop (comptez en tout avec le micro Rode 290 euros)

Support de microphone : TONOR Bras de suspension à ciseaux réglable (35 euros)

Lorsque je suis en distanciel, par contre, je demande toujours à mon invité.e de s’enregistrer sur son smartphone à l’aide d’un kit mains libres filaire et de me faire parvenir son fichier audio.

 

Vous souhaitez savoir où je continue de me former alors que je suis autodidacte (comme la plupart) ? Ou peut-être juste lire ce qu’utilisent d’autres podcasteurs et podcasteuses ? 
RDV sur le compte Instagram de  la formation que je suis depuis quelques mois et de sa fondatrice Anne-Claire LecatEeko Factory 😁

Non, je ne touche rien pour vous recommander cette formation. Mais c’est pas bête, je vais lui en toucher un mot.. ou pas ! 😝

La technique, ça peut être un grand flou ! Pourtant, dans la #vielavraie, y a des gens qui s'en sortent !

Le logiciel de montage

Pas d'inquiétude, c'est bon j'enregistre. Mais bon, par sûreté je double les micros !

Comme je l’ai dit, cela me convenait très bien de réaliser mes épisodes en solo avec mon Zoom H1n. Mais une fois qu’on a notre voix dessus, comment fait-on pour l’amener jusqu’à vos oreilles ?

Et bien on la transfert sur un logiciel de montage !

Mais vous savez quoi ? Je vous garde ça au chaud pour une prochaine fois ! 😜

On se retrouve bientôt !

Restez dans le flow de vos ressources : quick tips sur la communication non violente

Une technique que je ne nommais pas.

Tout comme l’était Marshall Rosenberg, le créateur de la CNV, le psychothérapeute Thomas d’Ansembourg est, lui aussi, un pro en la matière et j’aime beaucoup l’écouter.

Thomas D'Ansembourg

Savoir se comprendre soi-même mais aussi entendre l’autre et communiquer avec sans violence, ça c’est son truc.

J’ai donc eu naturellement envie de vous le partager car je suis convaincue que cela peut vous aider sur le chemin de la résilience !

Il a été parmi les premiers à contribuer à faire plus largement connaître la Communication NonViolente en francophonie, notamment par le succès rencontré avec son premier livre en 2001 : Cessez d’être gentils, soyez vrai !

Disons-le clairement, je n’avais aucune idée que j’utilisais parfois cette technique dans mon quotidien. Dans ma famille, on ne nommait pas ce procédé. On le vivait.

Grâce à Thomas d’Ansembourg, j’ai pris conscience que cela se travaille et que c’est bien plus qu’un don.

Je pense en effet que c’est un réel cadeau pour celles et ceux qui sont entouré.e.s des personnes fonctionnant sur ce modèle de communication. Car ils se sentent écouté.e.s. J’irais même plus loin, ils se sentent entendu.e.s. Dans la famille nucléaire au sein de laquelle j’ai grandi, c’est vrai, il n’y a jamais eu de violence. J’ai été entendue à une époque où j’en avais réellement besoin !

Je n’ai pas été jugée et maltraitée émotionnellement par mes parents. Et heureusement, vu ce que je vivais par ailleurs ! C’est une chance énorme là où ce devrait être une norme pour chaque enfant.

Mais même dans une famille où aucun parent n’est auteur de violences spécifiques sur un enfant, lorsqu’aucun des parents élevant un enfant traumatisé (sans le savoir) ne veut être dans la manipulation, il n’est pas si simple et aisé d’être en permanence dans une communication non violente. (ndlFlorence : vous voulez vraiment voir à quoi ressemblait ma chambre d’adolescente ? Je ne crois pas. Vous seriez choqués ! Mes parents ont vraiment eu beaucoup de patience.)

Il n’est pas si simple d’arriver à être à l’écoute de l’autre et de soi en même temps, d’être dans la coopération et dans le non-jugement alors qu’on est déjà excédé.e par une journée de travail stressante et qu’on a épuisé notre stock de patience… Il n’est pas si simple d’être dans sa propre écoute et de se dire : « Tiens, et si j’observais sans juger, si je demandais avec compréhension plutôt qu’exiger, si je prenais acte des sentiments de l’autre mais aussi des miens ainsi que de ses besoins… Au fait, quels sont les miens ? »

Ouf ! Tout ça ?! Oui, c’est sur ces différents points que repose la Communication NonViolente. Sur l’observation sans jugement, sur l’expression de nos sentiments à l’autre, sur l’expression de notre (nos) besoin et l’ouverture à soi passe aussi par demander à l’autre s’il est OK avec nous.

En un mot : rapprochement. On se rapproche de l’autre et par là même de soi. Cela vous parait compliqué ?

* Les liens que je vous partage sont ceux de la chaine "En développement" que j'apprécie mais qui n'est absolument pas la mienne. Vous pouvez trouver d'autres interventions de Thomas d'Anssembourg ailleurs sur YouTube.

Retrouvez Thomas d'Ansembourg sur la chaine "En développement"

Parents d'ado !

Pour celles et ceux d’entre vous qui sont parents d’un.e enfant adolescent.e, je sais combien certains moments de vie peuvent être difficiles dans votre relation parents-ado. Je ne peux que témoigner en tant qu’ancienne adolescente traumatisée mais en lien avec ses parents ou comme mère. J’ai deux enfants de 15 et 20 ans qui vivent à des centaines de kilomètres de moi depuis mon divorce et une prise de fonction à Paris en 2014. Autant vous dire que question liens, il faut être aguerri… Ah non ! En fait, il faut avant tout savoir être dans le lâcher-prise et dans l’écoute.

La nôtre et celle de l’enfant !

Il se peut même, dans une situation similaire à la mienne – parent non gardien – que je m’adresse ici à une majorité d’hommes, de pères, puisque dans 86% des cas la garde de l’enfant est à la mère. (Je précise que ceci n’est pas un jugement, juste un fait avec chiffres sourcés.) Donc est-ce cliché de penser qu’une majorité d’hommes a du mal à garder un lien à son (ses) enfant sans que la communication soit mise à mal ? Sans qu’il y ait des phases de coupure, d’arrêt de communication, d’incompréhension ? Sauf à chercher de l’aide, de l’appui par ailleurs, il n’est pas rare que des parents soient coupés émotionnellement de leurs enfants voire physiquement, malheureusement.

Garder des liens forts dans notre quotidien – et ce, quel qu’il soit, parents divorcés et éloignés en distance ou pas – c’est donc avant tout accepter que nous avons toutes et tous les mêmes besoins.

Parents comme enfants.

D’ailleurs, jusqu’à preuve du contraire, nous avons toutes et tous été des enfants, non ? Est-ce que nos besoins ne sont pas toujours les mêmes, une fois adulte ? Bien sûr que si !

Alors, si certaines situations du quotidien tournent parfois au vinaigre, des phrases sont énoncées allant au-delà de nos pensées, que nos proches en souffrent ainsi que nous-mêmes, nous pouvons agir dessus.

Apprenons à communiquer sur nos besoins, sur nos émotions, à ne pas systématiquement juger l’autre ou lui mettre sur le dos ce dont nous sommes responsables.

Ce que je vous écris là, je tente de me l’appliquer à moi-même du mieux que je peux et ce n’est pas toujours facile. Loin de là !

D’aucuns diront que l’on est trop laxiste, trop à l’écoute, pas assez ferme, trop gentil.le, bisounours, etc. Mais ce serait confondre un comportement de recul face à l’émotionnel, d’analyse d’une situation et de la compréhension de celle-ci dans son ensemble face à un abandon ou un « je-m’en-foutisme », une indifférence qui, en effet, ne résoudra pas le problème. Personnellement, je ne suis pas capable d’être indifférente ni de laisser pourrir une situation sans chercher à communiquer avec l’autre. Et vous ?

Cela demande du temps, de l’exercice, de l’envie aussi. C’est en tout cas ce que j’ai souhaité développer en tant que parent, partant du principe qu’après tout ce n’est pas parce qu’on fait (ou adopté) des enfants, que l’on vit avec eux que l’on connait leur vie intime, leur vie intérieure et leur vie au-delà de l’intimité de notre famille. Je suis bien placée pour savoir qu’un secret se garde très bien, la souffrance qui va avec aussi.

Vous voulez vraiment, réellement, que je vous montre ma chambre d’ado ? Celle de mes 13 ans, je pense. 

Pensez-vous sérieusement qu’elle était dans cet état seulement parce que j’étais une ado flemmarde ? Que j’en avais marre d’entendre « range ta chambre » et qu’en réaction je ne m’activais pas ?

Non, elle était un signe. Ce bazar dans cette chambre signifiait quelque chose.

Beaucoup d’adultes n’ont pas vécu les violences que j’ai subies et c’est une joie pour moi de le savoir. Savoir qu’en effet, des adultes qui m’entourent n’ont jamais connu de violences, quelles qu’elles soient. Cela veut dire que c’est possible.

Sans le savoir, ils contribuent à me donner confiance en la vie (et aujourd’hui j’ai confiance en la vie. Et vous ?)

Mais en toute sincérité, je doute qu’ils puissent imaginer ce que j’ai ressenti à cette période de mon adolescence. La souffrance qu’il y avait en moi. Et c’est OK. C’est comme ça ! Il n’y a strictement aucun jugement à porter. Toutefois, si d’aventure vous êtes témoins d’un lieu semblable, gardez à l’esprit que, peut être, la personne face à vous est en état de souffrance et non simplement flemmard.e.

Apprenez à entrer en contact avec elle.lui sans jugement pour lui demander de ranger sa chambre.

 

Apprenons à être dans :

  • L’assertivité, c’est à dire : comment se positionner avec clarté et vigueur, sans agressivité.
  • L’empathie, c’est-à-dire : comment comprendre la position de l’autre, sans démission.

Pour rappel :

 

En France, l’Association pour la Communication NonViolente (association loi 1901) se crée en 1991. Elle a pour but de favoriser l’accès de tous au processus de la CNV.

Elle est membre de la « Décennie internationale de promotion d’une culture de la non-violence et de la Paix au profit des enfants du monde », initiée par l’ONU.

A l’heure actuelle, plus de 100 formateurs du CNVC travaillent dans le monde en proposant des prestations qui vont de la consultation individuelle à des médiations ou formations au sein d’organisations, en passant par une aide pour le rétablissement de la paix dans les points chauds du globe.

www.cnvc.org/

La Communication NonViolente a été développée dans les années 1960 par le psychologue clinicien américain Marshall Rosenberg, qui en élabore les principes.

Il a d’ailleurs dirigé le « Centre pour la Communication Nonviolente » (Center for Nonviolent Communication) qui est une ONG. 

Pour comprendre les mécanismes des multiples formes de violence existantes, il a étudié les approches de nombreuses personnes et courants qui se sont intéressés à cet enjeu et ont développé les bases d’une attitude pacifiante.

Une voix & un livre par Sandrine

Parce que Sandrine adore lire, que j’aime moi aussi énormément les livres (quel que soit le format, numérique ou papier) et que nous adorons toutes deux utiliser notre voix, j’ai pensé en toute sororité que cette série serait la sienne ! 

📚 Lecture extraite du livre de Lucile Paul-Chevance "L'enfant de la source" paru aux éditions Livre de poche.

⭐️ L’instant présent ⭐️

J’ai choisi ces phrases parce qu’elles me parlent de manière viscérale. Elles me font naturellement penser à cette urgence de prendre soin de son souffle. Au sens propre et figuré !

(Ré)apprendre à bien respirer et se poser pour goûter, humer la vérité du temps. Sans courir, juste être dans le moment. Un chemin de résilience qui libère et donne de l’inspiration au présent.

Sandrine ✨✨✨

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